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L’affaire Cantat-Trintignant: La mort de Marie Le lancement de la machine judiciaire

Mis en ligne le 14/06/2009 - 22H45
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La mort de Marie et le lancement de la machine judiciaire

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Le 27 juillet 2003, Marie subit une première intervention d’urgence tandis que Bertrand est hospitalisé en toxicologie, deux étages au-dessus de sa compagne, suite à sa tentative de suicide.

Le lendemain, il est placé en détention provisoire jusqu’au 14 août pour blessures volontaires graves. Le mardi 29 juillet, une équipe de médecins français opère Marie à Vilnius, mais il est trop tard.

Le mercredi, la famille Trintignant porte plainte et une information judiciaire est ouverte par le parquet de Paris.

Le 31, Bertrand comparaît pour la première fois devant le tribunal de Vilnius et évoque « un accident après lutte ». Ce même jour, Marie est rapatriée en France sur demande de la famille. Un falcon médicalisé est prêté par le gouvernement. Elle est prise en charge à la clinique Hartmann où le chirurgien Stéphane Delajoux annonce son décès d’un œdème cérébral le 1er août 2003 à 10h20.

Le 7 août, le procureur général de Lituanie refuse l’extradition de Cantat dont la détention est prolongée jusqu’en octobre. Le procès se déroulera donc à Vilnius.

Le 21 août, Bertrand est auditionné par la juge française Nathalie Turquey.

Le 27 octobre, le rapport d’expertise accrédite les déclarations de Bertrand Cantat jugeant que l’ « éclatement des os propres du nez par écrasement » et les « lésions cérébrales dues à des secousses multiples et violentes » ont pu être provoqués par de fortes gifles.

Le procès débute le 16 mars 2004 à Vilnius. Médiatisé à outrance et enveloppé dans un flot continu de déclarations provenant du clan Trintignant ou du clan Cantat, le procès a évité nombre de questions en s’attachant avant tout à juger les faits.
Il n’y aura notamment pas de recherches poussées sur les profils psychologiques des protagonistes. Certaines déclarations contradictoires ou approximatives ne seront pas mises en doute.
Les policiers chargés de l’enquête tout comme le chirurgien qui s’est occupé de Marie après le drame ne seront pas entendus.
Au fil de l’enquête et du procès, de nombreuses zones d’ombres apparaissent donc et ne sont toujours pas levées à ce jour.

A suivre: Marie, Bertrand, Andrius...

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