Récapitulatif des faits :
Surnom : " La bonne dame de Loudun ", " l’empoisonneuse ", " la veuve noire "
Date de naissance : 15 août 1896
Lieu de naissance : Saint-Pierre-de-Maillé
Terrain de chasse : Loudun
Le mode opératoire : Empoisonnement à l’arsenic
Nombre des Victimes : 12 personnes
Jugement : Acquittée le 12 décembre 1961 après 10 ans de procès
Le résumé des faits :
En décembre 1961, après 12 ans de procès, Marie Besnard, accusée de l’empoisonnement et du meurtre de 12 personnes, échappe à la peine capitale et est libérée.
Marie-Joséphine Phillipine Davaillaud, née le 15 août 1896 à Saint-Pierre-de-Maillé.
Le 12 avril 1920, elle épouse par amour, envers et contre tous, son cousin, Auguste Antigny, dont la santé est fragile. Il décède en 1927, à 29 ans de la tuberculose laissant sa femme dans une très grande tristesse.
Le 12 août 1928, elle épouse Léon Besnard à Loudun et découvre rapidement les relations tumultueuses de la famille Besnard.
Les empoisonnements :
Le 25 octobre 1947, Léon Besnard, le second mari de Marie Besnard, meurt d’une crise d’urémie à Loudun.
Cette mort aurait pu rester sans suite si le défunt n’avait pas confié à un proche, quelques jours avant sa mort, avoir surpris sa femme lui servir sa soupe en l’accompagnant d’un « liquide suspect ».
Ce témoignage est rapporté à la gendarmerie qui choisi de le prendre au sérieux et de transmettre une demande d’ouverture d’enquête au juge d’instruction. Le corps de Léon Besnard est exhumé le 11 mai 1949.
Les résultats de l’autopsie pratiquée sur le corps du défunt permettent au Dr. Béroud, médecin légiste de Marseille, de conclure à la présence de 19.45 mg d’arsenic pur dans son sang.
Pendant l’enquête, la police est amenée très rapidement à remettre en cause les nombreux décès qui ont eu lieu ces dernières années dans l’entourage de Marie Besnard et ne peuvent faire autrement que de la suspecter.
Afin de pouvoir confirmer leurs doutes, les policiers demandent et obtiennent l’autorisation d’exhumer le corps de 13 défunts et les résultats s’avèrent révélateurs :
- Auguste Antigny, cousin et 1er mari de Marie Besnard, mort d’une tuberculose le 1er juillet 1927 - 60 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Marie Lecomte, grande tante par alliance de Marie Besnard, morte le 22 août 1938 – 35 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Toussaint Rivet, ami des époux Besnard, mort le 14 juillet 1939 – 18 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Blanche Rivet, veuve de Toussaint Rivet, morte d’une aortite le 27 décembre 1941 – 30 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Pierre Davaillaud, père de Marie Besnard, mort d’une congestion cérébrale le 14 mai 1940 – 36 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Louise Gouin, grand-mère maternelle de Léon Besnard, morte le 2 septembre 1940 – une très faible dose d’arsenic est retrouvée dans son sang, pas assez pour l’inclure dans la liste des victimes.
- Marcellin Besnard, beau-père de Marie Besnard, mort le 19 novembre 1940 – 48 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Marie-Louise Besnard, belle-mère de Marie Besnard, morte le 16 janvier 1941 - 60 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Lucie Bodin, belle-sœur de Léon Besnard, retrouvée pendue le 27 mars 1941 - 30 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Pauline Bodineau, cousine de Léon Besnard, morte le 1er juillet 1945 - 48 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Virginie Lalleron, sœur de Pauline Bodineau, morte le 9 juillet 1945 - 20 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
- Marie-Louise Davaillaud, mère de Marie Besnard, morte le 16 janvier 1946 - 48 mg d’arsenic retrouvé dans son corps.
Marie Besnard est logiquement inculpée d’empoisonnement, de parricide et de matricide et se voit surnommée « l’empoisonneuse du siècle».
Le procès :
Le 1er procès de Marie Besnard démarre en 1952 à Poitiers. La France entière est tournée vers la « bonne dame » et spécule sur son sort.
De nombreux éléments à charge sont avancés par les autorités publiques :
- Marie Besnard à pleinement profitée de l’argent perçu des différents héritages.
- « l’empoisonneuse » se serait éprise d’un ancien prisonnier allemand, Alfred Dietz, qui amène le magistrat instructeur à avancer la thèse des crimes passionnels.
Dès le début du procès, des problèmes apparaissent lors des différents témoignages des toxicologues. Certains remettent en cause les techniques utilisées pour le calcul du taux d’arsenic dans le sang des victimes. Suite à ces diverses contestations, le juge ordonne une seconde exhumation des corps et reprogramme un nouveau procès le 15 mars 1954 à Bordeaux.
Les nouveaux résultats d’analyse restent peu convaincants et Marie Besnard est remise en liberté le 12 avril 1954.
Une 3ème exhumation est ordonnée. Frédéric Joliot-Curie est appelé en 1958 pour analyser les résultats via la « méthode Griffon » basée sur l’activation nucléaire.
Les résultats sont sans appel : Aucune présence d’arsenic n’est retrouvée sur les victimes.
L’acquittement :
Le 13 décembre 1961, après 12 ans d’enquête, Marie Besnard est définitivement acquittée. Grâce à l’acharnement de ses 2 avocats, Marie Besnard échappe à la peine capitale.
Marie Besnard, décède le 14 février 1980 à l’âge de 84 ans.
A voir, le film avec l'actrice comique Muriel Robin, dans un rôle très noir, superbement interprété et tiré de la vie de Marie Besnard l'empoisonneuse.
Retour en vidéo sur cette affaire (source TV Vendée 24)
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Ericmaillaird : Vraiment ! Je trouve ça beau ! Arrachage d'yeux ! J'aaaadorreeee ! J'ai fais la même avec mon chien ! Rest in peace pepete :)…
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Ericmaillaird : C'est dégueu ! Horrible même !…
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Il est franchement bien placé lol…
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